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A six ans, j’ai su lire, et du même coup, j’ai fait des tas de démarches pour
ma famille. Je représentais mes parents face à l’administration, les fonctionnaires de police ou toute autre personne détentrice de l’autorité et j’ai été confrontée à ces regards humiliants jetés sur nous. Cela n’a pas éveillé ma colère mais j’ai voulu comprendre et me battre pour mes parents. Je me rappelle aussi lors de nos vacances au Maroc, les fouilles interminables auxquelles nous étions soumis, nous croyions arriver dans notre pays, car à l’époque il y avait le mythe du retour, hélas chez nous aussi, nous étions des immigrés. C’était terrible d’être ainsi rabaissés. Ces épisodes ont créé en moi un malaise qui, une fois digéré, m’a donné une envie de réussir, de “bouffer” la vie. Je suis consciente que l’on n’attend pas une animatrice, même si elle est à moitié arabe comme moi, sur ce terrain-là. Pour la plupart des gens, c’est même embarrassant. Je ne fais pas de la récupération, je vous l’ai dit, ces dernières années, j’ai travaillé en off, car je crois que chacun d’entre nous peut, avec de toutes petites actions, changer les choses.

Cette passion de la politique ne doit pas vous empêcher d’apprécier des choses plus futiles... Voulez-vous nous livrer un de vos secrets de beauté ?
Pour les lectrices de Shenka, j’ai une recette berbère très simple qui garantit un teint génial. Passez chaque matin sur votre visage, au réveil, de l’eau de rose que vous aurez pris soin de congeler dans un bac à glaçons, et vous retrouverez une mine lumineuse. Ma mère fait ce geste tous les matins et elle est super belle.

Ci-contre, Ness
porte un ensemble Ungaro