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Photos Alain Herman - Stylisme Josiane Lecefel - Coiffure Franck/Majestyle
Maquillage Jacqueline Victoire
Propos recueillis par Katia Barillot
Ness, c’est comme une révélation, une surprise comme on les aime, un coup de vent en pleine canicule. Libre. Elle est libre, Ness. Et cela se sent, se voit, s’entend. Enjouée et curieuse, cette pro du petit écran a successivement animé Exclusif (sur TF1), Carbone 14 ou Top of the top (sur France2) et VIP club (sur Demain-tv). Sa liberté de ton, sa vitalité et sa fraîcheur cachent, derrière un sourire ravageur, une vraie expérience de la vie... et une passion secrète pour la politique.

Au soir du second tour de la présidentielle, on l’a même vue sur la scène de la Place de la Concorde, à Paris, animer le concert des amis du nouveau président de la République. Affranchie des peurs, de celle de déplaire ou du qu’en dira-t-on, c’est une femme debout qui répond à Shenka avec un franc-parler qui fait d’elle une personnalité vraiment attachante.

Quel est votre secret pour durer dans ce métier ?
Pour durer dans ce métier tout comme dans la vie, il faut une ligne de conduite. Etre intègre en tant que femme et en tant que personne, c'est-à-dire ne pas avoir les dents qui rayent le parquet, ne pas poignarder les autres, tendre la main, travailler avec les autres. Au-delà de cela, il ne faut pas hésiter à montrer ses qualités féminines comme la sensibilité, user de la séduction – face à la caméra – sans en abuser tout en n’ignorant pas son versant masculin qui permet de se faire respecter.

Que vous apporte votre double culture ?
Je suis d’origine marocaine et je vis en France depuis l’âge de 3 ans. Bien qu’ayant une carte de séjour, je me sens française, je suis française. Et cette double culture m’oblige à mieux faire. Je me mets la pression, je ne me pardonne rien, c’est inconscient, mais je dois bien reconnaître que je me donne à 1.000% dans tout ce que je fais. Cette pression, j’ai l’impression que dans mon métier, elle est plus due au fait que je suis femme que parce que je suis franco-marocaine. Si cela a été le cas, je n’ai pas voulu le voir car je veux croire à la valeur du travail.