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Témoignage

Après plusieurs mois, Phédra retrace les moments forts de ses séances de coaching. En toute simplicité, elle nous confie son intimité et les progrès accomplis. Parcours d'une battante.

Phédra, 41 ans
conseillère en formation

J’ai choisi d’être accompagnée car j’avais beaucoup d’envies et bien peu d’énergie pour les réaliser. Je me trouvais en décalage entre l’image que je souhaitais avoir de moi et la réalité. Tout était en suspens chez moi et comme beaucoup de gens, je me répétais à longueur de temps « il faudrait que je mette de l’ordre chez moi, que je sorte plus, que je fasse un régime... ». Toutes ces bonnes résolutions n’aboutissant jamais, je me sentais frustrée, je ne savais pas, de toute façon, par où commencer.
Je suis coachée depuis le début de l’année à raison d’un rendez-vous toutes les 3 semaines en moyenne. Ma coach m’a aidée à définir mon véritable désir, c’est-à-dire rencontrer "l’homme de ma vie" ; elle m’a alors proposé de mettre en place des étapes concrètes. Pour moi, ce fut en premier lieu de mettre de l’ordre dans mon appartement. (...)

C’est la difficulté avec les mots galvaudés aujourd’hui. Le mot coach a pris une connotation marketing et on abuse de cette nomenclature ”. Sachez que certains domaines ne font pas partie des attributions d’un coach qui ne doivent surtout pas interférer avec le médical. C’est le cas de la cigarette, par exemple, qui porte davantage sur l’addiction que sur un projet à mener à terme. Et côté look, on conserve les chaussettes en laine dans les Birkenstock, coach ? A condition que ce relooking s’accompagne d’un changement de poste ou d’un nouveau départ professionnel. “ Car le coaching ne doit pas être une occasion de plus de se conformer ou de s’adapter aux demandes extérieures, si cela va à l’encontre de ce que l’on est profondément ”, rappelle Vania Torres-Lacaze. Alors blonde, brune ou rousse, uniquement si vous restez vous-même !

OK, j’ai ma tenue camouflage !

Nul besoin d’une tenue d’entraînement pour se rendre chez le coach. Certains apportent un cahier et un stylo pour prendre des notes et retracer les événements de ces dernières semaines. Quant au coach, il se base essentiellement sur le dialogue et une écoute particulière. Mais selon les circonstances, il peut s’appuyer sur le photolangage, la ligne du temps, les cartes, les dessins et les contes. En soit, toute une panoplie déployée au fur et à mesure pour voir votre situation évoluer positivement et apprécier vos changements.

Médium, psychologue ou gourou ?

Si le coach ne se considère pas comme un être investi d’une force mystérieuse ou d’une mission “aie confiance, crois-en moi”, il peut en revanche réveiller et déceler les points forts de son client et ses outils.
Une personne qui nous rencontre n’est pas démunie, elle possède déjà divers atouts, il faut l’aider à les reconnaître et à les actualiser ”. Loin de ressembler aux psychologues qui sont souvent dans une démarche analytique, tournée vers les causes et le passé, et qui soignent des pathologies, un coach agit sur le présent pour aboutir à un changement. Ce sont des démarches différentes, qui peuvent être complé-mentaires. Mais à ne pas confondre avec le consultant ! N’espérez pas non plus repartir avec un grigri.