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une blessure intime mal cicatrisée. En France, certains départements ne donnent pas droit à ladoption sil y a déjà des enfants au sein du foyer, excepté à Paris.
Qu'à cela ne tienne, cest les mâchoires serrées quelle encaisse les dernières nouvelles : les enfants de moins dun an à Paris, sont de moins en moins nombreux. Donc retour à la case Russie ou Haïti, seuls refuges pour ces célibataires.
Quel autre recours proposer à ces femmes et hommes célibataires, et à ces couples en quête dun enfant ? « Ont-ils vraiment le choix aujourdhui ?», sinterroge Robert Davy. Il reste la MAI, la mission internationale de ladoption. Et depuis plus dun an, les futurs parents se tournent vers lAFA, lagence française dadoption. Lobjectif étant doffrir aux familles désireuses dadopter à létranger « une troisième voie », confie Laure de Choiseul, directrice générale, dans une interview à lAFP. En attendant, lAFA tente de se démarquer des OAA et propose de prendre en charge tous les dossiers sans sélection, gratuitement et daccompagner les parents jusquà laccomplissement de leur projet. Et puis, lAFA est aussi un rempart contre les adoptions douteuses. Bien quil existe des filets concernant ladoption internationale - notamment grâce à la Convention de La Haye qui protège les enfants et leurs familles des risques dadoptions illégales ou irrégulières à lEtranger -, dans certains états, on nhésite pas à monnayer les consentements des parents biologiques pour obtenir un enfant. Alors pour toutes ces associations qui livrent un combat quotidien auprès des parents, lobjectif est de faciliter ladoption, de conseiller et surtout dexhausser les vux de ces milliers de familles en attente dun enfant dans les meilleures conditions. Une chose est sûre, la tendance nest plus au secret de polichinelle. Effet de mode ou fin dun tabou, aujourdhui, les parents adoptants affirment haut et fort leur désir dadoption. |