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aujourd’hui, la contraception et le recours à l’IVG font chuter le nombre de naissances involontaires. « Mais la crise profonde tient à la pénurie d’enfant », renchérie Geneviève Ortega, adjointe du département Espace adoption. Et la difficulté est d’autant plus grande quand certains pays décident de fermer les frontières à l’adoption. Là, plus question de se tourner vers une porte de sortie. Politique oblige : la Roumanie, par exemple, soucieuse de son adhésion à l’EU au 1er janvier 2007, a mis un frein malgré la pression des Etats-Unis ou de certains libéraux comme Claire Gibault et Jean-Marie Cavada. La Corée, qui dans les années 80 était en tête de lice sur les pays offrant un droit à l’adoption, a également verrouillé l’accès. D’autres comme la Chine, le Burkina Faso, le Cambodge ou la Thaïlande imposent des quotas ou suspendent l’envoi des dossiers. Et aujourd’hui, certains états où il était possible d’adopter privilégient les pays qui arrivent avec un projet humanitaire solide.
Sur qui compter ? A l'avenir, les pays comme la Russie, les Pays Baltes, le Vietnam, L’Ethiopie, la Colombie, le Mali ou encore Madagascar vont s’ouvrir à l’adoption internationale. En France, Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde, chargé par le président Sarkozy d'une mission sur l'adoption devrait proposer de développer la coopération pour obtenir un plus grand nombre d'enfants adoptables.

Mais pour toutes celles qui patientent encore, la tentation de suivre seule son chemin pour espérer gagner du temps est bel et bien réelle. Lydie, jeune célibataire de 33 ans, a été confrontée à de graves troubles de santé. Il y a quelques mois, elle s’est enfin décidée à passer à l’acte. Faisant confiance à son instinct de juriste, elle souhaite effectuer ses démarches sans passer par des organismes agréés, les OAA. Entre deux sourires, elle glisse une petite boutade qui en dit long sur ses espoirs, « c’est faire un bébé toute seule ou faire son pèlerinage pour aimer encore plus celui ou celle qui m’attend ». Car elle ne l’ignore pas, son chemin de croix sera long et peut-être douloureux. Et elle en a déjà fait les frais. A son insu, elle apprend qu’en tant que célibataire, la plupart des pays sont réticents à l’adoption. Qu’elle se rassure, même les couples pacsés sont eux aussi mis sur le banc de touche ! Les privilégiés, ce sont les couples mariés uniquement ! Le Viet-Nam et le Mali vont même jusqu’à exiger un certificat de stérilité, la dernière piqûre de rappel qui ravive
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