Accueil
Texte Tery Theophile
Photo Agence Francaise de l'Adoption
Avec encore une lueur d’espoir, ces milliers de femmes devenues stériles ou avec la volonté d’agrandir leur famille se sont tournées vers l’adoption, vers ces pays qui leur promettent d’être mère. Démarches épuisantes, quelquefois douteuses et infructueuses, elles s’arment de patience en attendant de tenir un enfant dans leurs bras. Les récents évènements, notamment ceux impliquant l’Arche de Zoé dans un trafic d’enfants en vue de leur adoption internationale, jettent le trouble sur la France et ses organisations. Enquête sur ces femmes à la recherche d’un enfant.

9 mois – un chiffre rond comme une grossesse ! Mais ici, il définit le délai légal de traitement des agréments. Comme de nombreuses femmes avant elle, Christine a poussé la porte de l’Espace Paris Adoption situé dans le XIe arrondissement à Paris pour entamer sa procédure d’adoption. Cet amalgame avec ce chiffre l’amuse : «qu’on me donne une péridurale pour calmer la douleur psychologique ou que l’accouchement se passe vite…» laisse-t-elle échapper. Or, en matière d’adoption, les aléas pour que les organismes ou les pays d’adoption confient un enfant sont nombreux. Parce qu’aujourd’hui, « il y a beaucoup plus de personnes qui souhaitent adopter que d’enfant, que ce soit à l’Etranger ou en France », explique Robert Pavy, chef du bureau de l’Espace Paris Adoption. Autre fait marquant : les démarches pour une adoption ne cessent d’augmenter alors que les possibilités, elles, notamment à l’Etranger, n’évoluent pas dans les mêmes proportions. Aujourd'hui, quelque 25 000 Français disposent d'un agrément. Ils sont environ 8 000 chaque année à obtenir cette autorisation valable cinq ans. Un nombre considérable par rapport aux 5 000 adoptions réalisées tous les ans (dont un millier en France). En 2006, 3977 enfants étrangers ont été accueillis dans des familles françaises contre 4136 en 2005 et 4079 en 2004.
Les procédures sont longues et les organismes ne peuvent malheureusement pas suivre tous les dossiers. Alors il faut attendre. Triste bonheur ou douce amertume, certains arriveraient presque à souhaiter qu’il ait plus d’enfants abandonnés… En réalité, cette baisse d’enfant n’est pas un phénomène nouveau. Elle est due en particulier à un déclin des naissances non désirées (soit une naissance sur dix*). Et

> Lire la suite