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Elle a quitté le mannequinat alors qu’elle était encore très demandée, mais elle ne voulait pas vieillir sur les podiums, et pensait qu’après un certain temps, il fallait savoir laisser sa place à de nouveaux talents. Elle est alors passée de l’autre côté du rideau et est devenue créatrice de mode à son tour. Puis les producteurs de l’émission de M6 «Top model» lui ayant demandé d’y participer comme coach, elle s’était intéressée au parcours de mannequins débutantes et avait créé le concours «Eben Top Model» pour permettre à de jeunes filles issues du continent africain de démarrer une carrière internationale, avec le soutien de grandes agences de mannequins comme Success ou Metropolitan…

Mais Katoucha n’a jamais oublié qu’elle avait subi l’excision à l’âge de 9 ans, épisode de son enfance qu’elle raconte dans son livre «Dans ma chair», publié en 2007, qui relate sa vie avec une justesse émouvante. Elle s’investissait donc dans l’association KPLCE, qu’elle avait fondée dans le but de lutter contre cette pratique. Aujourd’hui, à 47 ans, mère de trois enfants et grand-mère, Katoucha était plus que jamais une femme active.

Une reine reste une reine quoiqu’il arrive et Katoucha reste Katoucha, la fée des podiums, qui a fait rêver le monde entier. Une silhouette de gravure de mode avec un port de tête sublime, mais doté d’une grande générosité, d’une immense humanité qui l’illuminait. Katoucha est née avec une étoile de reine sur son front, pour régner en toute beauté et une reine ne meurt jamais.