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Petite conversation à bâtons rompus avec Akon où lon découvre un homme construit par lécole de la rue et de la vie, pétri de sagesse et qui a gardé de la compassion pour autrui. En un mot, quelquun de bien.
Envisageais-tu de faire carrière dans la musique ?
Pas du tout ! Jécris des chansons depuis toujours, mais cétait plutôt comme un journal intime. Puis, le destin sen est mêlé parce que trois ans en prison, ça paraît une éternité. Enfermé, jai eu du temps pour réfléchir. Jai vite compris que je pouvais gagner ma vie avec ma musique et ma voix... La suite ? Jai eu de la chance, jai rencontré les bonnes personnes...
Doù te vient cette passion de la mode ?
De mes souvenirs denfant, je me rappelle quau cinéma jobservais comment les stars étaient habillées, je dévorais les magazines, en fait, jai toujours été attiré par lunivers de la mode.
Et cest donc tout naturellement quaujourdhui tu lances ta propre marque
Avec Konvict Clothing, qui représente la ligne hip-hop et aussi Aliaune, une ligne féminine plus haut de gamme.
Tu transformes tout ce que tu touches en dollars : peut-on parler dun empire Akon ?
Jai conscience que tout peut sarrêter du jour au lendemain, alors mieux vaut en profiter pendant quil est temps. Mais ce qui est le plus important pour moi, cest de redonner ce que lon reçoit. Alors, je minvestis à fond dans chaque nouveau projet. Jai créé Konvict Music pour aider ceux qui ont connu lenfer de la prison à se réinsérer grâce à la musique. Jai donc tout intérêt à ce que mon label marche. Cest le cas avec des pointures comme Chilli (ex TLC), entre autres, ou encore le morceau que jai fait avec Gwen Stefani, Sweet Escape. Je viens aussi de monter Konvict Films avec, en projet, un film autobiographique que je vais écrire, produire et co-diriger dans lequel Mekhi Phifer jouera mon rôle. |