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Plus tard, dans le premier appartement (doté dune terrasse) quil occupe, Serge Lemon cultive tout naturellement son talent révélé pendant lenfance. Il plante des oliviers, des rosiers, des buis, des agapanthes et des plantes aromatiques. Au point que sa petite terrasse ressemble à un mini jardin botanique. Son coup dessai est aux yeux de ses amis un coup de maître. Lun deux, architecte dintérieur, lui propose bientôt daménager la terrasse (de 50 mètres carrés) dun de ses clients, dans lun des plus beaux arrondissements de la capitale. Nouveau succès ; le client trouve le résultat é-pa-tant. Le bouche-à-oreille fait le reste. « Coup sur coup, jai eu trois commandes et lidée dabandonner le costume-cravate pour la salopette et le râteau sest imposée à moi. » Depuis, le carnet de commandes de lélégant paysagiste ne désemplit pas.
« Jai trois sortes de clients. Ceux qui me donnent carte blanche, après un dialogue approfondi avec eux. Là, je peux exprimer pleinement le sens de la création. Il y a ceux qui ont la main verte, apportent leurs idées et travaillent en partenariat avec moi. Enfin, il y a ceux qui ont déjà des points de vue très précis et me demandent simplement dexécuter un travail parfait ». Mais tous ont un point commun : un train de vie élevé qui leur permet de soffrir leur Jardin dEden. Il nest pas rare que certains clients consacrent un budget de 15 000 à 50 000 euros pour soffrir lespace vert de leurs rêves.
« Cependant, il nest pas nécessaire dêtre très argenté pour être créatif. Limportant est daimer les plantes et les fleurs, de les humer, de les regarder ». Quant aux tendances, Serge ny croit guère : « Jardin à la française ou à langlaise, jardin aromatique ou jardin contemporain : chacun sa sensibilité et ses envies. Au fond, plaisante notre gentleman-paysagiste, tous les goûts sont dans la nature ! ». |