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Photo Alain Herman - Modèle Maud - Mise en beauté Mario Epanya - Texte Katia Barillot
Un jour arrive où les défrisages, les tissages, les tresses et autres artifices auxquels nous faisons appel, trop souvent ou trop longtemps, finissent par nous lasser. Le problème, quand nous voulons reprendre notre chevelure en main, c’est parfois la crainte de ne pas être aussi jolie au naturel car nous avons, la plupart du temps, perdu nos repères.
Désormais, la question est : comment soigner et coiffer notre crinière tout en conservant allure et style.

Si vous décidez de sauter le pas et de retrouver votre beauté au naturel, Shenka, en bonne copine, vous a dégoté une perle rare : le coiffeur-conseil ambassadeur de la marque Mizani (by L’Oréal). Son nom ? Eric Alexis Rosso. Un jeune antillais de 29 ans, qui a cultivé sa passion des cheveux avec sa mère. Coiffeur depuis 14 ans, il est devenu, en quelques années, l’un des chouchous des beautés noires de la capitale. Rencontre avec un homme qui aime rendre les femmes encore plus belles.

Comment dire adieu aux tissages et extensions ?

Ce que les femmes noires doivent savoir, c’est qu’elles ont une chance incroyable : on peut tout faire ou presque avec leurs cheveux. Pour ma part, je trouve la tendance afro remarquablement sexy, avec quelques tresses plaquées sur le crâne (les Antillaises les appellent les “mille-pattes”). Passées sous le casque, on en ressort avec un afro déstructuré du meilleur effet. A part cela, les femmes n’ont que l’embarras du choix avec les twists (effet dreadlocks sur des cheveux crépus), les waves (effet curl sur des cheveux courts et naturels), les crans (effet curl sur des cheveux défrisés). Mais il ne faut pas oublier les bonnes vieilles recettes de nos grands-mères : les vanilles, ou encore le lissage au fer américain. Toutes ces pratiques nécessitent des soins, aussi bien chez le coiffeur qu’à la maison. Cela est d’autant plus indispensable si les femmes concernées vivent en France ou en Amérique, et non pas en Afrique ou dans les îles, car le froid et l’eau calcaire ne conviennent pas aux cheveux noirs et métis. Une reprise d’authenticité personnelle demande une extrême exigence envers son coiffeur et soi-même.